L’accompagnement des personnes affectées de douleur aigue et chronique

Article supervisé et rédigé par :

Annick Blanquet, psychologue clinicienne depuis plus de vingt ans, formée à la psychothérapie centrée sur la personne et expérientielle de CRogers. Madame Blanquet vous accueille dans son cabinet privé situé à Kraainem, elle propose également des groupes de paroles sur les thèmes suivants : Burn-out, Bore-out en attente, Dépression, Alcoolisme, Retraite, Attentat, Echec.

Une simple prise de sang, des douleurs persistantes, la fatigue s’imposent à votre univers et l’annonce d’un diagnostic et des traitements lourds vient bousculer votre quiétude.

Vous avez l’impression que tout s’écroule sous vos pieds en un seul instant !

Un temps de pause s’impose …. Besoin de respirer … besoin de se retrouver ….

Dans ces moments, offrir un lieu de paroles où le malade se sent compris, accepté dans son ressenti, dans ses actions lors de l’annonce du diagnostic est un espace de paroles indispensable.

L’écoute et l’écoutant :

L’écoutant de par sa manière d’être dans la rencontre, invite déjà le malade à porter un autre regard sur lui-même en tant qu’individu singulier riche en facultés humaines et en expériences, malgré sa vulnérabilité, ses limites. La perception de soi et l’estime que le malade et son entourage porte sur lui–même pourra être réexaminée.

Au cours du cheminement effectué, la prise de conscience réelle et profonde de la vie de la personne malade donne la possibilité à celle- ci de verbaliser ses sentiments face à la douleur physique et psychique. Dès lors le malade ne reste pas emprisonné dans le déni, l’isolement ou dans la revendication souvent accompagnée d’agressivité.

L’écoute active aide aussi le malade à verbaliser ses attentes face à la maladie et son évolution pour les confronter par la suite à la réalité.

L’écoutant est attentif aux bénéfices secondaires que le malade peut s’octroyer et il veille à ce que le malade en prenne connaissance pour se positionner autrement face à la souffrance et devant son entourage.

L’écoutant peut aussi aborder la manière dont le malade assume une certaine hygiène de vie en fonction de la douleur qui l’affecte : voir les difficultés rencontrées dans la gestion, comment il vit les conseils du diététicien, du kinésithérapeute, le malade se livre t il à des activités de « confort » activités qui activent l’hémisphère droit du cerveau (celui-ci activé libère des endorphines).

Cette approche de la vie au quotidien apporte au malade une autre manière de vivre avec la douleur tout en adoptant au moment opportun des actions, des réactions plus en accord avec elle-même et vis-à-vis de son entourage.

L’accompagnement thérapeutique donne au malade les possibilités de maintenir ou de s’approprier le « pouvoir » d’être eux même, d’être acteur dans leur vie, libre de leurs choix malgré les limites imposées par la douleur aigue ou chronique.

Cet accompagnement est essentiellement individuel mais il peut aussi soutenir le partenaire de vie du malade qui peut vivre des moments pénibles – sentiments de tristesse, d’angoisse, de culpabilité de colère et d’impuissance ou des questionnements, des préoccupations diverses multiples sur la vie, la maladie, la mort.

L’accompagnement psychologique :

Etre à l’écoute du partenaire donne la possibilité à l’intéressé de :

– Se poser dans sa vie pour reprendre son souffle, pour maintenir un certain recul nécessaire afin de rebondir autrement.

– De vivre certains deuils – deuils sur les projets de vie, sur les attentes à l’égard du personnel soignant, deuils de certaines convictions sur la maladie, la vie, la mort.

– Cet accompagnement aide le malade et son partenaire à éviter certaines attitudes qui sont source de tensions, de stress, de conflits.

Le lien qui les unit peut-être renforcé ou brisé au cours des épreuves et l’écoutant est le témoin qui accompagne chacun à retrouver un nouveau sens à sa vie de couple. Celui-ci est ainsi amené à apprivoiser des valeurs de vie plus en accord avec ses convictions personnelles et la réalité du moment.

Au sein de la vie à deux, chacun peut se sentir plus solidaire pour affronter les différentes épreuves liées à la maladie et à la vie…. Tout simplement.

Que la rencontre avec l’autre soit un moment de plénitude.

Où chacun va à la découverte de son humanité ….

Annick Blanquet.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter un psychologue.

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