La stase stercorale une constipation à traiter sans attendre

Conseil et soins de santé

La stase stercorale est liée à un phénomène de constipation. Il s’agit de la stagnation des selles ou matières fécales au niveau du gros intestin. Le terme stase stercorale est usité dans le domaine de l’imagerie médicale. En effet, le radiologue peut visualiser des symptômes de l’encombrement par des selles résultant d’une constipation.

Petit rappel sur le fonctionnement du transit intestinal

Le transit intestinal représente le cheminement de la nourriture avalée dans le tube digestif. L’intestin grêle autorise l’assimilation des nutriments alimentaires via l’organisme. Quant au gros intestin, il est représenté par 3 parties. Cela porte sur le caecum, le côlon ainsi que le sygmoïde. Des bactéries spécifiques sont disponibles pour la dégradation les déchets que l’organisme ne peut assimiler. Ces dépôts vont constituer les selles ou matières fécales. Les selles sont collectées dans le rectum et leur évacuation est effectuée au moment de la défécation. Ainsi, l’intestin dispose d’une motricité spécifique pour une progression correcte du bol alimentaire appelé aussi le chyle au cours de la digestion. Cette motricité est appelée péristaltisme, s’il s’agit du gros intestin. En fait, le transit intestinal est simplifié par l’apport de fibres et une bonne hydratation.

système digestif humain

Le phénomène de stase stercorale en matière de constipation

La constipation est avérée quand l’individu va à la selle moins de 3 fois par semaine. De plus, les selles sont majoritairement dures, plus sèches et se révèlent compliqués à évacuer. La constipation peut être liée à un problème d’évacuation dans le stade terminal ou à un souci de transit comme une stagnation des selles au niveau du côlon. C’est ce stade qui révèle la stase stercorale. Dans ce cas, les selles éprouvent des difficultés à évoluer normalement. Les problèmes d’évacuation ne sont pas en cause et les selles sont peu nombreuses et sont dures. Visualisable sur une imagerie médicale, la stase stercorale est souvent associée à des douleurs du côté de l’abdomen.

En outre, des phénomènes comme les ballonnements, la présence de gaz sont également constatés. En majorité, la constipation ne révèle pas de maladie organique. Par ailleurs, plusieurs jours sans évacuation des selles entraînent des selles diarrhéiques. Cette manifestation est nommée fausse diarrhée du constipé. La stase stercorale provoque parfois une hypersécrétion réactionnelle dans le côlon et aboutit à une diarrhée. La stase stercorale réclame un traitement adapté. Elle peut provoquer des complications dans le cadre d’une occlusion intestinale.

La stase stercorale est illustrée par un défaut circulatoire d’un corps étranger ou d’un fluide. En parallèle, il faut faire la distinction entre une stase stercorale liée à la stagnation des selles avec la stase veineuse attachée à un souci de circulation sanguine. Quant à la stase papillaire, elle porte sur l’interruption de la circulation sanguine dans les vaisseaux sanguins de l’œil.

Si la stase stercorale est accompagnée par une occlusion intestinale, il s’agit d’une urgence médicale. Le patient nécessite une hospitalisation afin d’évacuer rapidement les selles et les gaz emprisonnés dans le tube digestif. Le diagnostic est confirmé via une radiographie de l’abdomen.

Les causes possibles de la stase stercorale

La constipation est subdivisée en deux catégories. De plus, les troubles originelles de la constipation sont multiples. Ces catégories portent sur la constipation par réduction de la tonicité ou atonie du côlon. Il s’agit d’une pathologie peu fréquente. Il faut aussi citer la constipation par inertie colique spastique appelé aussi côlon irritable.

Le mégarectum est une affection qui touche le réservoir du rectum. Cette maladie provoque l’encombrement excessif de matière volumineux au niveau du rectum. L’obstruction terminale spastique est accompagnée d’un reflux rectosigmoïdien. Il ne faut pas oublier le dysfonctionnement des sphincters striés de l’anus ou anisme. Il est révélé par des examens spécialisés comme la manométrie anorectale.

Les causes possibles de la stase stercorale

Les différentes formes de constipation

Dans le cadre d’une constipation, les catégories portent sur les constipations fonctionnelles et les constipations secondaires. Les constipations fonctionnelles ou primitives sont aussi connues sous le terme constipation-maladie. Il s’agit de la forme la plus rencontrée dans le cadre des colopathies fonctionnelles. Elle est favorisée par la sédentarité, les mauvaises habitudes alimentaires. De plus, elle est aussi due au problème de défécation, à une dystonie neurovégétative. Dans certains cas, il faut noter la présence de lésions anales douloureuses comme la fissure anale appelée aussi poussée d’hémorroïdes. La constipation fonctionnelle débute par une dyschésie figurant dans les troubles de l’exonération. Au fur et à mesure, la constipation se poursuit vers une progression du bol fécal. Cela peut inclure l’atonie ou la spasmodicité excessive. Dans ce cas de figure, la contraction de l’intestin est absente sinon il subit une contraction excessive.

Lorsqu’il s’agit de constipations secondaires, le phénomène de constipation traduit la présence d’une autre maladie. C’est notamment le cas du cancer du rectum ou du côlon. En outre, des polypes peuvent être en cause. Il ne faut oublier de mentionner une sigmoïdite, la maladie de Crohn, voire une tuberculose intestinale. Par ailleurs, la constipation peut aussi révéler la maladie de Hirschsprung, les mégacôlons d’origine endocrinienne comme l’acromégalie, et l’hypothyroïdie. Il ne faut pas prendre à la légère les mégacôlons des toxicomanes qui consomment de la morphine et de l’héroïne. Pour leur part, les dolicho et les mégacôlons idiopathiques ne génèrent pas de constipation grave.

Les examens cliniques disponibles

En interrogeant le patient, le praticien peut rapidement déterminer une sorte d’historique des causes de la constipation. Cela porte sur les modes d’installation, le facteur déclenchant et les habitudes alimentaires. Le facteur déclenchant peut concerner un choc affectif, une intervention chirurgicale, une modification des habitudes alimentaires, ainsi que la prise de médicaments. Par la suite, le professionnel passe à l’examen clinique approprié. Il va apprécier la qualité de la paroi abdominale. Il va effectuer des inspections au niveau de l’anus pour dénicher d’éventuelles fissures ou des hémorroïdes. Il va pratiquer le toucher rectal ou TS pour révéler la présence d’une tumeur ou d’une sténose rectale. La population féminine peut parfois subir un toucher vaginal.

Les examens et analyses complémentaires

Selon la pathologie, plusieurs examens peuvent être requis. La recherche de sang dans les selles est effectuée de façon systématique. Une lésion peut être déterminée avec une coloscopie voir une rectosigmoïdoscopie. Si le spécialiste décèle des selles au niveau du rectum et que le patient éprouve peu d’enthousiasme à la selle, il s’agit d’une dyschésie. La présence de lésions est aussi précisée avec une radiographie de l’abdomen et un lavement baryté. Avec des marqueurs radio-opaques, il est possible de mesurer le temps de transit. Cela permet de distinguer les constipations dues à un problème de progression des matières dans le côlon, dans le cadre d’une constipation de transit.

Il faut aussi intégrer la stagnation des matières dans le rectum qu’on nomme constipation d’évacuation. Dans cette optique, l’examen revient à effectuer le suivi de la progression au niveau du côlon via des marqueurs radio-opaques solides. Concrètement, environ 20 marqueurs sont avalés lors du petit déjeuner. Ils franchissent l’intestin grêle quelques heures plus tard. Le suivi de la progression est effectué dans le côlon et le rectum par le biais de clichés radiographiques multiples.

En majorité, l’élimination des marqueurs est de 2 à 3 jours. Si l’examen révèle une stagnation anormale dans le côlon droit ou gauche, le diagnostic révèle la constipation du transit. S’il s’agit d’une stagnation dans le rectum, la constipation est en phase terminale et distale. Grâce à la manométrie anorectale, une constipation digitale peut être explorée. Cela permet au praticien de mesurer le degré de tonicité du sphincter anal. Cette étude du réflexe recto-anal inhibiteur autorise le diagnostic de la maladie de Hirschsprung ou une maladie neurologique, entre autres.

Quant à l’étude de la contraction volontaire et du volume maximum tolérable, elle peut s’avérer nécessaire au cours de ce type d’examen complémentaire.

La stase stercorale éviter la constipation

Les traitements spécifiques des constipations fonctionnelles et secondaires

Qu’il s’agisse d’une constipation fonctionnelle pouvant entraîner une stase stercorale comme d’une constipation secondaire, les traitements diffèrent. La constipation secondaire requiert le traitement médical approprié suite aux examens principaux et complémentaires. Seul le praticien peut fournir les traitements adéquats. En ce qui concerne la constipation d’origine fonctionnelle, elle demande un traitement beaucoup complexe. Les conseils à considérer sont multiples ainsi que les réflexes à éviter.

Les mauvaises habitudes à éviter concernant la stase stercorale

Quand le corps désire aller à la selle, il faut à tout prix éviter de se retenir. En effet, l’évacuation des selles est facilitée par la sensation de besoin. En fait, cela revient à habituer le rectum à parvenir au désencombrement. Sinon, il va développer une forme de tolérance à l’encombrement. En réalité, le besoin apparaît au moment de l’irruption des matières fécales dans le rectum via une sorte d’onde ou de vague propulsive. L’onde péristaltique matinale est plus présente après le petit déjeuner.

En effet, elle ajoute dans le rectum les selles déshydratées collectées durant la digestion nocturne. En fait, le réflexe gastrocolique matinal est optimisé par le fait d’avaler soit un verre d’eau ou un jus de fruit froid ainsi que la consommation d’un petit déjeuner complet et bien équilibré.

Les méthodes naturelles à privilégier

Il convient de prioriser la consommation de fibres alimentaires. Comme ils sont constitués de composants végétaux non digérés, ils sont résistants face à l’assaut des enzymes de l’intestin grêle. De plus, ils sont versés sans transformation dans le caceum. Les bactéries coliques se chargent de leur dégradation partielle. Ils participent au fonctionnement colique. Ces fibres incluent plusieurs catégories selon leur composition clinique. Il faut intégrer l’hémicellulose qui comprend une part soluble et une part non soluble. Les pectines sont solubles et digérées en totalité par les bactéries du côlon. Quant à la lignine, elle est insoluble. Elle n’est pas digérée par le côlon et elle est comprise dans les végétaux mûrs.

Il faut veiller à manger des pruneaux, favorables à la stimulation du transit intestinal. En outre, l’élément dihydroxyphénylisaline du pruneau provoque une bonne contraction musculaire. Quant au kiwi, ses effets laxatifs naturels améliorent la vidange gastrique. Le café est aussi proposé pour accélérer l’évacuation des selles. L’huile de lin et l’huile d’olive possèdent des vertus pour traiter la constipation.

L’huile d’olive est à consommer avec l’alimentation à raison d’une cuillère à soupe. Des graines de lin trempées dans de l’eau s’avèrent efficaces avec la présence du mucilage. Idem pour le psyllum. L’eau est un agent efficace contre la constipation. Elle est aussi recommandée sous forme de tisane, de bouillon ou de soupe. Quand à l’eau minérale, elle doit être enrichie en magnésium.

pruneaux séchés une méthode naturelle efficace

L’hygiène de vie à respecter

Il faut veiller à faire de l’exercice physique pour prévenir la stase stercorale en particulier et la constipation, en général. Cela concerne notamment la marche, le vélo, le jogging. Il faut pratiquer un sport qui favorise la stimulation de la partie intérieure du système digestif et faciliter l’expulsion des selles. Les moins courageux peuvent effectuer de la gymnastique à domicile. Le fait de demeurer actif permet la stimulation de l’appétit ainsi qu’un côlon plutôt paresseux. Manger trop gras sans apport de légumes ou de fruits frais constitue un facteur de constipation. Par ailleurs, il est préférable de manger à des heures régulières. Un bon sommeil en quantité suffisante autorise un excellent transit intestinal.

En effet, des horaires bien respectés pour l’alimentation favorisent une bonne digestion. Entre deux repas, il faut laisser à l’organisme le temps de bien préparer le cheminement des aliments et des boissons ingurgités tout le long des deux intestins. Ainsi, le bol fécal sera suffisamment volumineux pour aller à la selle efficacement, le lendemain. A table, il est préférable de prendre le temps de bien mastiquer les aliments. Cela permet à la fois de ne pas emmagasiner trop de gaz. De plus, la mastication associée à une bonne salivation garantit un estomac en excellente santé et un tube digestif qui remplit idéalement ses fonctions. Parfois, une mauvaise dentition empêche de mastiquer comme il faut.

Des dents de mauvaises qualité engendrent l’ingestion d’aliments mal mâchés. Cette nourriture encore trop volumineux va transiter par l’estomac. Néanmoins, l’estomac ne peut remplir correctement ses fonctions et va laisser passer des déchets beaucoup trop gros pour les 2 intestins. Ces déchets peuvent provoquer une stase stercorale.

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